Africa Press Today

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9 septembre 2026

Duval cite Gopee et 500 millions de roupies via la MIC, les preuves restent floues

Les accusations de Duval contre Gopee manquent de documents officiels pour être vérifiées.

Xavier-Luc Duval a nommément mis en cause deux sociétés liées à un opérateur du nom d'Avinash Gopee, affirmant qu'elles auraient obtenu 500 millions de roupies via la Mauritius Investment Corporation (MIC). La dénonciation, relayée par la presse locale dont le site topfm.mu, évoque aussi un avis défavorable d'un comité d'investissement que le conseil d'administration de la MIC aurait écarté, ainsi que plusieurs avantages obtenus auprès d'organismes parapublics. Aucun document primaire n'a été rendu public à ce jour. Ni le texte de la recommandation du comité, ni la résolution du conseil d'administration, ni les procès-verbaux correspondants ne circulent dans le domaine public. Sans ces pièces, il est impossible de déterminer si l'avis du comité était définitif, conditionnel ou simplement préliminaire. Le rôle exact de ce comité dans la procédure de décision de la MIC n'a pas non plus été précisé par les auteurs de la dénonciation. La notion d'"override" mérite d'être replacée dans son contexte procédural. Dans les institutions de ce type, les procédures standards attribuent précisément au conseil d'administration la compétence de trancher après avis consultatif. Un écart entre la position d'un comité et la décision finale du conseil n'est pas, en soi, une irrégularité. Établir une violation de règle interne exige la production du texte de ces règles, pas seulement leur invocation. L'élément factuel non contesté, à ce stade, est celui-ci: le conseil d'administration a approuvé les décaissements. Cela signifie que les dossiers ont franchi la validation formelle prévue par le dispositif institutionnel, selon la logique procédurale standard. Par contraste, les "avantages" parapublics mentionnés dans la dénonciation restent entièrement dans le flou. Aucune précision de date, de nature ou de montant n'a été communiquée publiquement, rendant toute évaluation indépendante impossible. La prochaine étape concrète appartient aux auteurs de la dénonciation: produire les documents primaires invoqués, à savoir la recommandation écrite du comité, la résolution du conseil et les références aux règles internes prétendument enfreintes. Tant que ces pièces restent hors de portée du public, la question centrale, celle de savoir si une règle a réellement été violée ou si la procédure a simplement suivi son cours normal, demeure ouverte.