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27 août 2026

Faillites en hausse de 14 % à Saint-Denis : les commerces du centre-ville sous pression

Les liquidations progressent au premier trimestre 2026, fragilisant les boutiques du chef-lieu réunionnais.

Saint-Denis, chef-lieu de La Réunion, enregistre une hausse de 14 % des liquidations judiciaires et des redressements d'entreprises au premier trimestre 2026, par rapport à la même période de 2025. Ces chiffres, relayés par imazpress.com/zoom/centre-ville-st-denis, traduisent une pression croissante sur le tissu économique local. La cause principale identifiée reste le manque de trésorerie, lui-même alimenté par une baisse d'activité. Les gérants de commerces du centre-ville de Saint-Denis sont en première ligne. C'est dans ce contexte que la délégation nationale Centre-Ville en Mouvement a passé deux jours à Saint-Denis pour observer la stratégie commerciale de la commune. La maire Ericka Bareigts a reçu, à cette occasion, le Coquelicot d'Or, distinction nationale récompensant le dynamisme commercial des communes. Une reconnaissance symbolique, alors que la fragilité des entreprises locales reste palpable. Bareigts avance que Saint-Denis compte 1 000 commerces au total, dont 600 concentrés dans l'hypercentre et le coeur historique. Elle qualifie la ville de "plus grand centre commercial à ciel ouvert" de l'île, et précise que quelque 100 000 voitures traversent chaque jour le chef-lieu. Le taux de vacance commerciale resterait inférieur à 5 %, selon la mairie, un chiffre qui distingue Saint-Denis de nombreuses communes françaises, bien qu'aucune confirmation indépendante ne soit venue l'étayer à ce stade. Par contraste, des habitants et commerçants décrivent des obstacles bien concrets: manque de parkings, tarifs de stationnement jugés prohibitifs, sentiment d'insécurité et absence de cohésion entre commerçants. Certains résidents estiment que ces facteurs orientent la clientèle vers d'autres zones commerciales de l'île. Pierre Creuzet, directeur-fondateur de Centre-Ville en Mouvement, insiste sur la nécessité de "pérenniser l'activité des commerçants, surtout lorsque l'économie est en pleine révolution". Gil Avérous, président de Villes de France et maire de Châteauroux, formule le même constat en termes plus brefs: "le commerce évolue vite". Yassine Mangrolia, cinquième adjoint chargé de l'animation économique, reconnaît que la rénovation du carré piéton entraînera des désagréments temporaires pour les commerçants et leurs clients. Les projets Dionypark et la rénovation du Grand marché avancent en parallèle. Ces chantiers constituent les prochains jalons concrets pour le centre-ville de Saint-Denis. La question qui demeure: ces investissements suffiront-ils à enrayer la progression des défaillances d'entreprises avant la fin de l'année?