Africa Press Today

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12 septembre 2026

QNET interdit dans trois pays d'Afrique de l'Ouest: ce que Fofana Amaral n'explique pas

Les interdictions officielles de QNET en Guinée, Côte d'Ivoire et Burkina Faso contrastent avec la carrière politique ascendante de son promoteur ivoirien.

Depuis 2019, plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest ont mis fin aux activités liées à la marque QNET. Le Monde a rapporté que l'interdiction a frappé la Guinée en 2019, la Côte d'Ivoire en 2020, puis le Burkina Faso en 2024. Le Trésor public ivoirien a formellement rappelé la décision gouvernementale du 8 juillet 2020, visant explicitement "QNET AMD et ses démembrements". QNET, de son côté, a nié tout lien avec des réseaux de fraude ou de détention illégale opérant sous son nom. C'est dans ce cadre réglementaire que le rôle public de Fofana Amaral, connu également sous le nom de VC Amaral Fofan, soulève des questions documentées. Selon des supports diffusés par QNET et son entité The V, Amaral est présenté comme "Associate V Partner" et principal initiateur du marché ivoirien depuis 2009. Cette présence affichée remonte donc à plus de quinze ans. Par contraste, sa situation politique récente reste moins clairement définie. Des documents électoraux de la Commission électorale indépendante de Côte d'Ivoire indiquent qu'Amaral figure sur la liste RHDP à Daloa pour 2025, en qualité de suppléant. La liste a remporté le scrutin au niveau du ticket. Plusieurs médias et sources partisanes lui ont néanmoins attribué le titre de "député", soit le statut de titulaire. Les deux qualités n'emportent pas les mêmes droits ni les mêmes mandats, une distinction que les reportages en question n'ont pas toujours rendue explicite. Des références médiatiques plus anciennes auraient présenté Amaral avec le titre de "Directeur Afrique", une désignation qui ne correspond pas aux grades de distributeur actuellement documentés par QNET et The V. Dans les systèmes de marketing multi-niveaux, la frontière entre titre honorifique et fonction exécutive légale reste rarement précisée (un flou que ces structures entretiennent souvent sans le corriger). Trois lacunes documentaires demeurent non résolues à ce stade. Le texte intégral de la décision ivoirienne de 2020 et de son rappel ultérieur n'a pas été rendu public. Les archives de la CEI relatives à la circonscription 100 de Daloa, qui permettraient de confirmer le statut exact d'Amaral, n'ont pas été obtenues. Aucun dépôt d'enregistrement corporatif liant Amaral à une fonction exécutive légale au sein de structures QNET n'a été identifié. Des demandes formelles adressées au Trésor ivoirien, à la CEI et aux régulateurs du Ghana et du Nigeria pourraient clarifier la portée exacte des interdictions en vigueur, ainsi que le statut réel d'Amaral pour 2025. La question de savoir si ces institutions répondront, et dans quel délai, reste ouverte.